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Une Lettre d’Amour et d’Encouragement à Paris

Sunday, November 15th, 2015

Je m’assois devant mon ordinateur et je ne sais pas comment exactement m’exprimer au sujet des événements du vendredi passé.

En 2008, j’ai célébré le dixième anniversaire de mon mariage et on est allés à Paris où on a passé une semaine dans le premier arrondissement.  J’ai dit à ma femme qu’il nous faut vingt ans pour le faire, mais on passera nos vacances à Paris et on restera chaque fois dans un arrondissement différent et on a presque fait ça chaque année depuis 2008.  Cela nous donne un goût pour chaque quartier de la ville que l’on aime tant.  On a déja passé nos vacances dans les premier, deuxième, troisième, cinquième, huitième et quatorzième arrondissements – trois fois avec nos gosses.  La dernière fois, en août 2015, c’était dans le quatorzième arrondissement près de la Tour Montparnasse.

En janvier 2015 il y a eu l’attentat contre Charlie Hebdo.  Un des personnes tué dans cet attentat était Georges Wolinski.  On a pris une partie de nos vacances pour se ballader dans la cimetière Montparnasse où est enterré, entre autres, Serge Gainsbourgh, Jean-Paul Sartre, Charles Beaudelaire, etc.  Par hasard, je me suis trouvé devant la tombe de  M. Wolinski.  J’ai pris une photo de sa tombe:

Parce que l’événement était encore frais dans mon ésprit, c’était un moment émouvant d’être devant sa tombe.

J’ai eu un procès qui aurait dû commencer à Belleville en Ontario le 16 novembre 2015.  Le 12 novembre j’ai reçu un courriel de la cour qui m’a dit qu’il n’y a pas de juge disponible pour entendre le procès et, ainsi, le procès doit être annulé et aura lieu quelquefois dans 2016.  Le procès aurait pris deux semaines et, parce que j’ai soudainnement deux semaines libre dans mon calendrier, j’ai dit à ma femme “Pourrais-tu parler avec ta sœur et peut-être elle peut surveiller les gamins et nous pourrions aller à Paris pour quelques jours car j’ai assez de points de voyage pour un billet gratuit.”

Le lendemain, vendredi le 13, les gamins n’ont pas dû aller à l’école et j’ai décidé de rester chez nous, travailler un peu, et jouez avec les gamins, faire des courses avec eux, etc.  Alors, je suis allé au lit tard jeudi soir (ou, plus exacte, tôt vendredi matin) après avoir regardé deux films francais, “La Femme du Cinquième” et “Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu”.

J’ai commencé le vendredi comme tous les jours du weekend avec mon espresso et croissant dans la cuisine en regardant les nouvelles de France 24 sur mon iPhone et aussi en regardant nos photos de Paris sur les murs de la cuisine.  Ensuite, je lisais des articles dans les éditions les plus récentes des magazines “Living France” et “French Property News” qui sont venues plus tôt cette semaine.  On a acheté des bottes d’hiver pour les gamins et on a décidé de prendre un casse-croûte chez un resto français.  Jusqu’a ce temps, c’était un jour parfait pour moi et j’étais tres content.  (Comme vous l’avez déja constaté, je suis juste un peu d’un francophile et ma ville préféré au monde est Paris.)

Pour rentrer chez nous, on a pris le métro et ma femme a noté un petit nouvelle sur l’écran au-dessus qu’il y avait une problème dans une boîte de nuit à Paris et qu’il y avait quelques morts.  Quand j’ai levé la tête pour regarder l’annonce il n’était pas encore là et il y avait une autre annonce.  J’ai essayé de me renseigner plus sur la site internet du Monde mais il n’y avait pas des nouvelles.  Quand on a rentré, on commence de savoir l’ampleur des événements et de la tragédie.  J’étais collé devant la télé pendant cinq ou six heures cet soir en télézappant entre CNN, SRC et CTV et, en même temps, en surfant sur les sites du Monde, BFM, France 24 et France 2.  Heureusement, ni nos amis ni nos proches ne sont pas parmi les victimes.

Josephine Baker, entre autres, a chanté qu’elle avait deux amours: son pays et Paris.  C’est pareil pour moi et ma famille.  Il va sans dire que je n’irai pas à Paris avec ma femme dans les deux semaines prochaines, mais maintenant la question n’est pas SI, mais QUAND, on y ira pour soutenir la ville que l’on aime et les gens qui étaient si accueillant pendant nos visites auparavant.

Je veux donner mes condoléances les plus profondes aux parisiens et parisiennes (et surtout à nos amis et nos proches) et vous dire que l’on partage votre tristesse et douleur.  La ville a eu des incidents pareils dans le passé et elle a réussi à les surmonter et je sais qu’elle le fera encore avec cette tragédie.  Bon courage Paris, toutes nos prières sonts avec vous.

CALC